DROIT DE RÉPONSE A L’ARTICLE «ELECTIONS EN CENTRAFRIQUE ET AU NIGER: LE BANQUIER ET L’INGENIEUR».

DROIT DE RÉPONSE A L’ARTICLE «ELECTIONS EN CENTRAFRIQUE ET AU NIGER: LE BANQUIER ET L’INGENIEUR».

L’hebdomadaire Jeune Afrique vient de publier un article ayant pour titre «Elections en Centrafrique et au Niger: le Banquier et l’Ingénieur». Cet article qui prend fait et cause pour un candidat, M. Anicet Georges DOLOGUELE, au détriment d'un autre M. Faustin Archange TOUADERA, est certes une analyse journalistique mais qui appelle, de notre part, un droit de réponse puisque la Rédaction de Jeune Afrique a développé plusieurs éléments d’information qui ne sont pas objectifs. Dans un premier temps, nous demandons à tous ceux qui prédisent le sort de la République Centrafricaine en fonction de leur zone d’intérêt d’avoir l’humilité de respecter ce peuple qui doit gérer un nouveau cycle de son histoire, un défi majeur pour la République centrafricaine vouée à l’entropie (c'est-à-dire à l’émiettement perpétuel) et à l’éclosion du désordre synonyme de sécheresse financière, déstabilisation des fondamentaux de l’économie et du tissu social. En affirmant, je cite: « le candidat qui fait creuser un puits dans un village où les habitants n’avaient que leur propre sueur pour se laver est un héros ». Il s’agit de l’injure pure et simple à l’égard d’un peuple qui ne demande pas mieux que le respect pour son honneur en tant que membre de la communauté internationale. Aussi, l’on ne forcera pas la main du peuple centrafricain qui essaie dorénavant de mesurer sa responsabilité dans la trajectoire de sa destinée à ramer dans un courant d’attraction des intérêts qui ne lui sont pas proches et propres. En affirmant: « DOLOGUELE est une chance pour les centrafricains, sauront-t-ils la saisir ? », le Journal Jeune Afrique a manqué de précaution et s’est autorisé à se lancer dans la campagne électorale en faveur du candidat DOLOGUELE au mépris des lois (Code électoral) et règlements de la République centrafricaine qui interdisent la campagne avant son ouverture officielle et ce, avant même le verdict de la Cour Constitutionnelle de Transition. En affirmant que le candidat DOLOGUELE «a été le seul pendant cette campagne a réellement tenir un discours de rassemblement, alors que les partisans de son adversaire pour le second tour développent clivant sur fond de tension entre chrétiens et musulmans», sans apporter la moindre preuve de ce discours discriminatoire et incendiaire, le journal Jeune Afrique se verse dans la subjectivité et veut planter le décor de la haine et de la zizanie au sein de la communauté centrafricaine. Si tel en était le cas, TOUADERA ne devrait pas convaincre les centrafricains à porter massivement leur choix sur lui qui, au demeurant, et contrairement à ses adversaires a présenté un bilan élogieux, mesurables et quantifiables, ainsi qu’un programme touchant l’aspiration du pays profond. A titre d’exemples, la bancarisation des salaires de tous les fonctionnaires et agents de l’Etat, ce qui permet de maîtriser la masse salariale ; le mécanisme de crédit scolaire ; la création de Guichet Unique de référence en Centrafrique pour la création des entreprises sur les standards de Doing Business ; la stabilisation macro-économique ; la relance des secteurs productifs et sociaux ; le développement des infrastructures routières et des infrastructures de base (alimentation en eau potable surtout dans les préfectures et les zones rurales, construction d’un complexe scolaire dans la préfecture de la Vakaga); le renforcement de la sécurité et de la consolidation de la paix, la formation de 4500 enseignants de fondamental 1 et 850 enseignants de fondamental 2 ; la dotation des établissements scolaires de 4625 manuels de lecture et de mathématiques, 5680 kits pédagogiques et 1000 nouvelles salles de classes construites et équipées; la construction de 3 lycées notamment à Bouar, Mbaïki et Bambari, fruit de la coopération avec le Royaume du Maroc. Son approche empreinte de vérité et de sincérité a plus joué en sa faveur à la grande surprise de ceux qui ne connaissent pas les centrafricains et leur vœu. Pour preuve, le ralliement de la quasi-totalité des candidats à la présidentielle et d’autres sensibilités nationales, à l’instar même des collectifs des ex-séléka et des anti-balaka, à sa cause est la preuve que l’homme présente tous les attributs d’un Président rassembleur. Une précision toute simple : sa longévité à la Primature et à côté du peuple ainsi que son bilan plutôt positif ont fédéré la majorité du peuple autour de lui à travers un seul mot: LA CONFIANCE. D’ailleurs, en attribuant au candidat TOUADERA la profession d’ingénieur, le Journal ne connaît même pas l’homme et ne cherche même pas à avoir une idée de la personne ! Alors qu’en réalité, il est Professeur des Universités et Mathématicien. Dommage pour un journal dont nous sommes tous fidèles lecteurs. En affirmant enfin que «ce banquier mondialisé, comme Lionel ZINSOU, à l’image d’un Premier Ministre Patriote, compétent et autonome, capable d’assainir les finances publiques, de renouer avec la communauté internationale, de dialoguer avec l’opposition et les syndicats», le Journal Jeune Afrique a encore une fois de plus versé dans la subjectivité la plus absolue. Les magazines économiques internationaux et spécialisés citent chaque année les meilleurs banquiers de la planète, certains sont primés par des fondations et autres institutions. Il se trouve que le qualificatif de "banquier mondialisé" de Jeune Afrique n’apparaît que dans Jeune Afrique! Anicet Georges DOLOGUELE n’a pas les mêmes réflexes de l’illustre fils d’Afrique mondialement connu, Lionel ZINSOU, cité à tort. En effet et pour mémoire, la gestion de la Primature de M. Anicet Georges DOLOGUELE n’était que scandale allant du plus simple au plus compliqué. Et tous les centrafricains, contrairement à son adversaire M. Faustin Archange TOUADERA, l’appelaient Monsieur 10% (commissions qu'il percevait indûment lorsque l'Etat payait les créances au FMI), en sus d’autres scandales de transfert douteux de 300 milliards de FCFA d’où l’on ne sait vers la BEAC. Heureusement que le pot aux roses a été découvert au grand bonheur de l'équilibre de la masse monétaire dans l'espace CEMAC, l’affaire Zongo Oil, l’affaire de location des voitures de commandement des ministres aux membres d'une délégation officielle en séjour de travail à Bangui. Plus récemment, le monde financier de la sous région d’Afrique centrale a été secoué lors du passage calamiteux à la tête de la BDEAC de M. Anicet Georges DOLOGUELE. La suite, c’est son éviction pure et simple du système. S’il était vraiment rassembleur comme le prétend Jeune Afrique, il ne devrait pas passer à côté des législatives dans sa propre circonscription électorale. Il est rassembleur qu'il ne peut jamais tendre la main pour saluer les membres de sa famille au village parce qu'ils sont sales! Le peuple centrafricain veut tourner la page de tout ce qui a entraîné la descente de son pays en enfer. La personne qui présidera à la destinée de son pays a l’avantage d’affiner, de peaufiner et de recadrer nécessairement son programme d’action en tenant compte de l’avis de la communauté international qui est déjà aux côtés de son peuple et qui l'appuie efficacement. TOUADERA réaffirme l'ancrage de son pays dans la communauté internationale et est disposé à respecter les traités et les conventions que ce pays a signés. Charles LEMASSET MANDYA Directeur de Communication de Campagne du Candidat Indépendant Pr Faustin Archange TOUADERA Bangui République Centrafricaine

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