Le but atteint, le collectif des candidats à la présidentielle au soutien à Touadéra se dissémine

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Le but atteint, le collectif des candidats à la présidentielle au soutien à Touadéra se dissémine

Le collectif des candidats à l’élection présidentielle du Décembre 2015 au soutien à Faustin Touadéra est en voie de dislocation. Jean Serge Bokassa, coordonnateur dudit collectif se dit retirer. Selon lui, le but recherché de cette coalition est atteint. Et que la raison d’être de ce collectif ne s’avère plus nécessaire. Car, il faut laisser libre le président élu d’exercer sans aucune pression . Il a dit lors d’une interview accordée au RJDH le 15 mars 2016.

RJDH : Vous avez coordonné le collectif des candidats à la présidentielle au soutien à la candidature du président Faustin Archange Touadéra. Mais vous avez décidé de ne pas prendre part au secrétariat politique initié par Touadéra. Que justifie ce retrait inattendu et brusque ?

JSB : je pense que le collectif a été mis en place pour un objectif bien précis, ça été celui de faire gagner Faustin Archange Touadéra à l’époque candidat au second tour de l’élection présidentielle. Cet objectif a été pleinement atteint. Donc le maintien de ce collectif ne se justifie plus à mon sens. Je pense qu’il revient aujourd’hui au président nouvellement élu de s’organiser comme il le souhaite, sans qu’il ait forcement de pressions exercées à son endroit.

RJDH : N’est-ce pas ce serait par apport à cette dislocation de ce collectif que Touadéra a pensé de mettre en place ce secrétariat politique ?

JSB : je pense que l’idée doit être bien celle-ci. Ce que j’ai pu bien comprendre, d’ailleurs à travers l’interview accordée à RFI par Wilibiro Sacko, président dudit secrétariat. Ce serait que les objectifs recherchés consisteraient à donner au président Touadéra une réflexion portant sur les actions à mener à court terme. Par ce qu’il était question pour ses 100 jours.

RJDH : Toudéra est élu président de la république, pourquoi encore cette mise en place du secrétariat politique. Cela veut dire qu’il n’a pas un programme prémuni de société ?

JSB : C’est ce qui est interprété. Mais je m’insurge contre cette idée là. Par ce que le président Touadéra était élu sur la base de son projet de société. Et donc je pense qu’il en va de soit que les actions urgentes, prioritaires qu’il doit mener, doivent être extrait de ce projet de société.

RJDH : Peut-être que ce projet de société n’est pas bien garni ?

JSB : Non, vous avez, tout projet de société peut être enrichir. Les idées ne sont pas statiques. C’est une dynamique, tout le monde peut apporter sa contribution, mais la contribution doit partir de la base d’une idée majeure, centrale qui doit être celle justement élaborée par le Président de la République par ce que c’est sur cette base qu’il a été voté.

RJDH : Selon vous, quelle serait la figure du 1er gouvernement de Mr Touadéra ?

JSB : Il y a trois éléments qui me viennent à l’esprit. Le premier mot c’est celui d’abord du consensus, par ce qu’il va sans dire que nous sommes un pays en crise. Il est important que l’on fasse preuve d’ouverture. Et maintenant il faudrait que ce soit une ouverture stratégique, démocratique et intelligente. Il faut promouvoir la légalité et la légitimité. Il faut renforcer notre processus démocratique. Il est important bien sûr d’avoir des gens compétents, afin de rajeunir cette classe politique au plutôt créé les conditions d’un essor d’une nouvelle classe politique. Femmes comme hommes capables de venir avec des idées nouvelles au sein de cet environnement politique.

RJDH : Les informations circulent comme quoi, vous serez nommez premier ministre et si ce ne serait pas vous, ou Karim Mékassoua. Quelle serait votre réaction? JSB : Je tiens à dire que ma réflexion ne porte pas spécifiquement sur cette question là.

RJDH : Aujourd’hui, Jean serge Bokassa, premier ministre centrafricain, serez-vous d’accord ? JSB : A partir de moment où le pays vous fait appel, vous ne pouvez qu’accepter. Pour moi, il revient au président de la République de faire le choix des hommes qui l’accompagneront dans son exercice

RJDH : Dans les recoins de Bangui, les gens parlent du partage de gâteau entre ceux qui ont soutenu Faustin Archange Touadéra en guise de récompense. Que répondez-vous à ces gens ? JSB : Je trouve indécent de parler du partage de gâteau dans un contexte comme le notre. Malheureusement c’est vrai que cela fait partie de nos réalités politiques en Centrafrique, pas seulement qu’en RCA. Je pense que les vraies questions seront des questions d’engagement, de détermination et du patriotisme. Je crois que le pays doit toujours être placé au dessus de tous nos intérêts.

RJDH : La RCA vient de sortir d’une crise politico-militaire, selon vous, quelles sont les premières priorités des centrafricains en général, les déplacés et réfugiés en particulier ?

JSB : ce qui me tient très à cœur, c’est qu’ils regagnent leurs domiciles. Le premier défi serait à mon sens d’ordre sécuritaire et social. Et sur le plan social, je fais allusion à l’aspect humanitaire. Je crois que se sont là les vrais défis qui nous attendront tous.

RJDH : Serez-vous dans le gouvernement prochain ?

JSB : On est prêt pour servir notre pays. JSB, je vous remercie ! Réalisé par Armando Yanguendji

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