La jeunesse centrafricaine doit espérer à l'avenir et à ne pas se décourager. Bob Elvis Mokalo, président de FUJC

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La jeunesse  centrafricaine doit espérer à l'avenir et à ne pas se décourager. Bob Elvis Mokalo, président de FUJC

Le Mouvement du Collectif les Forces Unies de la Jeunesse Centrafricaine est l'œuvre d'un compatriote centrafricain de la diaspora Elvis Bob Mokalo dans le but de regrouper en son sein la jeunesse centrafricaine dans toute sa composante. Le compatriote Mokalo lance un vibrant appel à ladite jeunesse d'espérer en l'avenir et de ne pas se décourager. La rédaction du journal le Facteur a tendu son micro à ce grand fils du pays qui n'a pas hésité à livrer ses impressions.

Le Facteur(LF): Bonjour Monsieur, voulez-vous vous présenter à nos lecteurs?

BEM: Bonjour, je suis Monsieur Bob Elvis Mokalo, président du Collectif les Forces Unies de la Jeunesse Centrafricaine (FUJC) , une Association des Jeunes.

LF: Pourquoi forces Unies de la jeunesse centrafricaine?

BEM: La jeunesse vivait et s'est arrivée à fonder ce mouvement il y a de cela deux ans. C'est à l'issue de la dernière crise qui a secoué notre pays. Les acteurs principaux de cette crise notamment la jeunesse du côté des anti-Balaka et séléka dont 90% ont été victimes de cette barbarie, des tueries et des atrocités connus par la population civile faible, fragile et complètement désœuvrée. Depuis la France, je me suis dit que je ne pouvais pas à seul lancer ce mouvement et défendre la cause de cette jeunesse abandonnée et délaissée. J'ai pris contact avec les amis en France en étant uni avec des forces différentes, à trouver une certaine alternative pour cette jeunesse. Répondant à mes appels, on a constitué une force. Nous nous sommes unis pour définir les axes et propositions pour pouvoir mettre à la disposition de cette jeunesse des moyens d'expression et d'action afin de lui permettre de sortir de la situation où elle se trouve.

LF: Si l’organisation consiste à regrouper la jeunesse Centrafricaine consciente et active, lycéens et étudiants. Avez-vous déjà mené des actions à l’intérieur du pays ? Si oui, lesquelles ?

BEM: Je rappelle que le Mouvement a été mis en place en avril 2015 à Bangui. Nous avons entamé des démarches pour être reconnu par les services publics compétents afin d'œuvrer dans la légalité. Dieu merci, nous avons eu l'agrément délivré par le département de tutelle nous permettant de mener en toute liberté nos activités. Désormais, cette jeunesse est reconnue sur le plan national et que nous n'avons pas voulu mettre la charrue avant le bœuf. Pour ce faire, un calendrier a été établi lors d'une Assemblée extraordinaire élective des membres du bureau. J'en profite aujourd'hui pour définir les axes et prendre des contacts avec certaines Associations, quelques fédérations de football et des fédérations sportives de notre pays pour un travail en synergie pour l'épanouissement de la jeunesse centrafricaine. Car, nous avons pensé à mener ces actions au niveau et auprès de la jeunesse et qu'une finale sportive sera bientôt organisée, opposant les différentes équipes et acteurs intéressés par le Mouvement. Il sera organisé un tournoi entre autres, les Chrétiens contre les musulmans dans l'esprit de la réconciliation et de la cohésion sociale. Car, les victimes et à la fois les acteurs de cette crise sont en grande partie les jeunes. Les activités vont bientôt démarrer et je vous assure que ce sera bien avantageux pour la jeunesse. Aussi bien dans les régions où la jeunesse est victime est complètement mise à l'écart par rapport à la gestion du pays.

LF: Vous avez milité depuis la France en faveur du président Faustin Archange Touadéra, alors qu’attendez –vous de lui ?

BEM: Je reviens encore sur un appel. Pour Touadéra, je ne l'ai pas connu aujourd'hui. Mais au moment où j'étais universitaire avant d'aller en France. L'ayant connu plus de 20 ans aujourd'hui, étant un professeur de l'Université et très compétent, il a toujours plaidé pour la cause de la jeunesse, il s'est donné de lui-même pour le salut de la jeunesse. Nous avons lancé un vibrant appel depuis la France lorsque le président Faustin Archange Touadéra s'est opposé à son challengeur Dologuélé au second tour à la présidentielle. Aujourd'hui, nous ne demandons rien au président de la République. Toutefois ce que nous demandons à notre président élu, c'est de se rappeler de l'engouement de la jeunesse centrafricaine lors du scrutin pour le choisir comme le président de la République, au travers de mon collectif, au travers des Associations des jeunes qui se sont dits voilà le président qu'il faut pour la jeunesse et pour la relance du pays. Lui qui, dans son discours, a décidé de travailler avec la jeunesse compétente pour redresser le pays et ramener le pays à l'échelle internationale.

LF: Ne pensez – vous pas que les deux premiers décrets portant nomination des proches du président ne sont – ils pas une oligarchie de gouvernance ?

BEM: Quel que soit les dires de certaines personnes, disons que le président Touadéra ne s'est pas précipité après sa brillante victoire pour choisir un Premier Ministre. Il est bien placé pour savoir qui peut-être près de lui et qui peuvent l'entourer soit des proches ou ceux qui sont venus de l'extérieur pour le soutenir. Cette nomination est salutaire car le Premier Ministre Simplice Sarandji est un homme très humble, compétent, rigoureux et très sincère. C'est la même équipe qui avait travaillé avec lui lorsqu'il était à la Primature pendant cinq (05) années. Donc on ne change pas une équipe qui gagne. Il est majeur et a la majorité du peuple. Il a œuvré pour la mise œuvre de grandes réformes remarquables et exceptionnelles dans notre pays. Je ne vois pas des faits qui expliquent que Touadéra est entouré de ses proches. Car, ce sont ses collaborateurs à qui il a fait confiance depuis toujours.

LF: La jeunesse centrafricaine représente 75% de la population livrée au chômage. Quelle stratégie proposez-vous au nouveau régime pour la sauver ?

BEM: Les textes statutaires de notre Association et des grands axes, il y a la lutte contre la pauvreté, contre la délinquance juvénile, promouvoir la jeunesse sur le plan éducatif, la santé et la sécurité. Car, depuis les années 1995 jusqu'à nos jours, nous vivons ce que le pays n'a pas connu dans son histoire. Cet abandon est confronté au chômage. Pourquoi les 75 % de cette jeunesse depuis les mutineries associées avec les dernières crises militaro-politiques ont exposé ladite jeunesse à cette situation. A travers nos axes, il va falloir que le président remette en place les écoles, les dispositifs judicaires, etc. afin que cette jeunesse puisse retrouver son ambiance de l'époque. Il y a des jeunes chômeurs diplômés de l'Université, des enseignants qui ne sont pas encore intégrés dans la fonction publique. Il faut que le gouvernement et tous ceux qui accompagnent le président puissent lancer un appel à tous ces jeunes pour qu'ensemble trouver une solution au chômage pour enfin aspirer à un avenir meilleur.

LF: Avez-vous un appel à lancer à l'endroit de la jeunesse centrafricaine?

BEM: Je dirais encore une fois de plus comme lors de la campagne présidentielle de Touadéra, que cette jeunesse ne se décourage pas, qu'elle ait toujours confiance, qu'elle s'estime en toute fierté qu'elle est le socle du développement de ce pays, qu'elle est la relève de ce pays. Qu'elle se réunisse et s'organise. Que les jeunes intellectuels reviennent et se rapprochent des différents nouveaux responsables pour qu'ensemble décider de leur propre destin. J'en profite pour saluer la jeunesse centrafricaine. Qu'elle reste consciente et soutienne le président Faustin Archange Touadéra dans ses projets. Car, la jeunesse dans sa toute composante, Chrétienne ou musulmane aura sa place dans la gestion des affaires de l'Etat.

Propos recueillis par simplice Mogo Sage

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