DROIT DE REPONSE A LA PUBLICATION DU 20 MAI 2016 DE TAKA PARLER NEWS ET RELAYEE PAR CERTAINS MEDIAS DE LA PLACE

  • Thomas DJIMASSE OKIDJIN
  • LU POUR VOUS
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Par la présente, je veux exercer mon droit de réponse à cette publication qui porte des accusations non fondées sur ma responsabilité. Je ne m’attarderai pas sur la virulence des propos diffamatoires dont la ferme volonté de nuire à ma personne est évidente. Pas plus que je ne répondrais aux critiques sur le management global qui implique d’ailleurs les véritables initiateurs de cette publication qui se cachent bien mal derrière l’anonymat.

Tout d’abord, moi, Thomas DJIMASSE, je suis au service de mon pays et non d’un individu. Cependant je respecte Madame Yacinthe WODOBODE dont j’ai réellement découvert les qualités et l’expérience à la Mairie de Bangui contrairement à ce que l’article essaie de véhiculer. Sachez donc que j’ai été recruté au CNLS suite à un test organisé par un cabinet étranger en septembre 2010. Aussitôt après, j’ai dû me rendre à l’étranger pour une formation aux procédures du Fonds Mondial et au logiciel TOMPRO. Un mois après mon retour à Bangui c'est-à-dire le 20 novembre 2010, madame Yacinthe WODOBODE quittait le CNLS, avant que nous n’ayons même eu le temps de collaborer ensemble.

De surcroit, c’est par le fait du destin qu’elle est venue me retrouver à la Mairie de Bangui, où j’étais déjà en poste et j’y suis resté par le travail et par mon éducation.

Maintenant, je vais répondre point par point aux grossières accusations de l’article, en évitant la polémique inutile. Je vais faire montre de pédagogie sur les questions de procédures, de droits et de finances qui sont liées afin d’éclairer le plus grand nombre.

S’agissant du point 1, intitulé : Détournement de 65 millions de francs CFA de l’AIMF.

La Mairie de Bangui n’a jamais été associée à la gestion de ces fonds dédiés à la tenue de la Conférence des Maires de Centrafrique du 15 au 17 décembre 2014. Les 100.000 euros dont il est question ici ont été directement virés sur le compte de l’AIMF, laquelle les a gérés de bout en bout pour le financement de l’organisation de la Conférence. La Mairie de Bangui, quant à elle n’a reçu de l’AIMF que la somme de 18,850 millions de francs CFA correspondant aux frais de perdiems et d’hébergements des participants à la Conférence qui a duré trois jours. Cet argent a été directement payé aux ayant droits séance tenante et les justificatifs automatiquement remis aux responsables de l’AIMF avant leur départ de Bangui.

Vous avez écrit : « Pour preuve, la cheffe de l’Etat de Transition, en dernier moment était obligée de réquisitionner les véhicules de la présidence et de la primature pour mettre à la disposition des Hôtes qui devaient venir, la Présidente a ensuite donné en espèce Quinze million (15000000) de francs CFA à la Mairie pour sauver l’organisation. Ce fonds a été réceptionné par Monsieur Thomas DJIMASSE, Directeur des services Finances, neveux de Samba panza, et homme de main de la Mairesse… ». Cette somme a été reçue en date du 02 septembre 2014 - c'est-à-dire quatre mois avant la tenue de cette Conférence dans le but d’aider aux préparatifs de la Conférence (1ère visite du Maire de Brazzaville à Bangui du 16 septembre 2014, prise en charge de l’assistance technique et des maires membre du bureau de l’AMCA, prise en charge de la mission Cités Unies Frances du 17 au 24 septembre 2014, etc.). C’est un don de la Présidente de la République et la somme a été régulièrement encaissée à la caisse de la Mairie. Toutes les pièces justificatives de ces fonds spéciaux ont été retournées à la Présidente de la République. La Conférence des Maires de Centrafrique de décembre 2014 doit son succès à cette implication de toutes les autorités de la transition sans exception. Il suffit de se rapprocher de la Mairie de Bangui pour en savoir plus sur les dispositions prises au préalable concernant les préparatifs de cette Conférence par la partie nationale.

Concernant le point 2, intitulé : Perception des avantages et droits illégaux.

Pour votre gouverne il ne peut y avoir de droits illégaux ! La Mairie de Bangui fonctionne sur la base d’un budget annuel voté par le Conseil Municipal, validé par le Ministère des Finances et du Budget et approuvé par le Ministère de l’Administration du territoire qui assure la tutelle de la Mairie ! Le budget est un acte de prévision et d’autorisation qui fixe le cadre formel d’intervention du Maire en recettes et en dépenses.

Afin de veiller à la bonne réalisation du budget communal, le Ministère des Finances dispose d’un fonctionnaire nommé par décret, au sein de la Mairie de Bangui en la personne du contrôleur financier qui est chargé du suivi de l’exécution de chaque ligne de ce budget afin d’en rendre fidèlement compte. Tout dépassement budgétaire étant formellement interdit.

En ce qui concerne la procédure en matière de gestion des deniers publics, la loi a prévu la séparation des pouvoirs entre l’ordonnateur qui est le maire et le comptable public qui est le receveur municipal, un inspecteur du Trésor Public. Ils sont tous deux nommés par décret, afin d’éviter toute subordination. Le maire ordonne les recettes et les dépenses, le receveur municipal les exécute et manie les deniers publics. Entre eux deux, le contrôleur financier intervient pour garantir la légalité de tous les titres émis qui doivent être conforme au budget voté, approuvé et validé par le Gouvernement.

Il n’existe aucun lien de subordination entre ces trois acteurs intervenant dans les finances de la Mairie de Bangui. Ceci constitue la procédure mise en place par l’Etat afin d’empêcher les politiciens de disposer librement des deniers publics.

Le directeur financier que je suis moi Thomas DJIMASSE au sein de la Mairie est chargé de matérialiser les ordres de recettes et de dépenses du maire au jour le jour par des titres qui sont ensuite sanctionnés par le visa du contrôleur financier avant que le receveur municipal puisse les enregistrer dans ses comptes et programmer l’exécution. En fin d’année, je dresse le bilan des titres émis en cours d’année à travers un document appelé Compte Administratif du Maire de l’exercice clos.

Pour votre information, la Mairie de Bangui a pour la première fois depuis deux décennies réussi à produire en 2014 et en 2015 à la fois le Compte Administratif du Maire et le Compte de Gestion du Receveur Municipal qui ont été tous deux approuvés par le Conseil Municipal. Je souligne également que le compte de gestion du receveur municipal a été soumis à la Cour des Comptes qui dorénavant, dispose des éléments pouvant lui permettre de porter son regard sur la gestion de la Mairie de Bangui et d’en avoir une appréciation à sa juste valeur. Cette visibilité est une première qui n’a jamais été réalisée auparavant dans l’histoire de la municipalité.

A propos du point 3 : où il est question de l’administration du personnel municipal et des contrats.

Il faut savoir que la Mairie de Bangui est une grande Institution et même la plus ancienne des Institution de la République puisqu’elle existait même avant la République.

Le patron de l’administration communale est le secrétaire général de la Mairie de Bangui qui est un fonctionnaire du Ministère de tutelle c'est-à-dire du Ministère de l’Administration du Territoire et de l’Intérieur nommé par décret, et qui rend compte à son Ministre.

A ce titre, tout ce qui concerne le recrutement, les contrats de services (POFUMO, Citoyenne, etc.) et les sanctions administratives pour ne citer que ces cas relèvent exclusivement de sa compétence et doivent revêtir le visa du contrôleur financier qui est obligatoire avant la signature du maire, qui en qualité d’ordonnateur doit entériner toutes les décisions afin de les rendre exécutoires. Le secrétaire général de la Mairie a sous sa responsabilité toutes les directions et services, dont la direction des ressources humaines et le service juridique et contentieux qui travaille avec un cabinet d’avocat.

Objectivement parlant, je ne vois pas à quel niveau on pourrait se permettre de procéder aux recrutements basés sur du favoritisme et procéder aux licenciements abusifs sans se heurter à la procédure mise en place par l’Etat ?!

En votre âme et conscience, Croyez-vous vraiment qu’on aurait réussi à mettre allègrement à la porte de hauts cadres de la Mairie sans qu’il y ait du scandale avec des répercutions médiatiques, politiques, judiciaires, sociales pour ne citer que ces cas ? Ne serait-ce que le syndicat de la Mairie ! Un mouvement de grève serait déclenché en guise de solidarité en faveur de leurs camarades mis en chômage.

Concernant le point sur la vente de terrain à 10.000 francs le mètre carré, sachez que la Mairie n’a pas la latitude de vendre un terrain. Cela relève de la compétence de l’Etat à travers le ministère de l’urbanisme.

Pour conclure. La Mairie de Bangui est soumise à plusieurs mécanismes de contrôle. Ceux qui sont dits ordinateurs (permanents) et ceux qui sont ponctuels.

Les mécanismes de contrôles ordinaires relèvent des missions classiques du contrôleur financier auprès de la Mairie de Bangui, du receveur municipal et du Conseil municipal (tous nommés par décret au même titre que le maire).

Les mécanismes de contrôles ponctuels ou programmés sont ceux qui concernent l’IGE, l’IGF, l’Assemblée Nationale et celui de la Cour des Comptes. Ces instances interviennent traditionnellement : chaque fin d’année pour la clôture de la caisse municipale, après analyse du compte de gestion du receveur municipal, sur demande du conseil municipal, du contrôleur financier, du receveur municipal, d’un bailleur de fonds ou toutes autres raisons.

De plus, depuis mon arrivée à la Mairie en 2013, 06 arrêtés de caisses ont été réalisés lors des changements qui se sont produits à la tête de la municipalité entre les maires et les receveurs municipaux.

La fonction de Maire ne bénéficie d’aucune immunité particulière, contrairement aux parlementaires ou aux membres du gouvernement. Si des détournements s’étaient avérés à la Mairie de Bangui, toutes ces missions les auraient révélés. A moins de faire l’hypothèse d’une complicité avec tous ces organes de contrôle.

A propos de la publication de TAKAPARLERNEWS relayée par certains médias de la place, la vérité est que nous avons affaire à un groupe d’individus frustrés, malveillants et dramatiquement profanes dans les domaines du droit, de la comptabilité publique et de la manipulation des derniers publics. Ils ignorent tout, en dépit des nombreuses années passées dans l’Institution, des réalités de la gestion municipale menée au sein de la Mairie de Bangui.

Ces individus tentent d’entrainer dans leur obscurantisme le public. Or, rien plus absurde que de voir un aveugle cherchant à conduire un voyant et qui insiste pour lui faire la leçon.

Pour ma part, je ne suis dans aucune situation d’inquiétude quant à une mission d’audit qui viendrait évaluer l’Institution et faire taire toutes ces médisances. J’espère que tous les directeurs de publication qui m’ont mis en cause, en relayant l’article diffamatoire, auront seulement l’honnêteté intellectuelle de publier le présent droit de réponse.

Cordialement

Thomas DJIMASSE OKIDJIN

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