RCA / Réaction du ministre de la Sécurité publique, Jean Serge Bokassa après le kidnapping des 6 policiers pris en otages par les hommes armés du PK5.

  • Frederic Mbomba
  • INSECURITE
Jean Serge Bokassa
Jean Serge Bokassa

...Puisque nous avions vu, nous étions tous témoins de ses actes là. La MINUSCA a tentée de mettre en œuvre par les moyens militaires dont elle dispose ce mandat, elle n’y est pas arrivée.
La personne recherchée, connue de tout le monde est toujours en cavale et en liberté. Et c’est ce groupe ; Je pense qu’il ne faut pas les confondre à la communauté musulmane. Ce n’est pas la communauté musulmane. C’est un groupe de criminels qui jouissent d’une impunité et d’une liberté au vu et au su de tous.

C’est une situation que nous avons hérité. Nous voyons par la que tous les mécanismes mis en place tendant à accompagner la République centrafricaine dans la restauration de cet Etat, considéré comme étant un Etat failli. Mais tout cet accompagnement aujourd’hui, on se rend bien compte de ces limites, de sa fragilité.

Je pense que des criminels, il y en a çà et là. La question ce n’est pas de savoir s’ils appartiennent à une communauté musulmane ou non. Ce sont des actes qui déterminent ce qu’ils sont. Ce sont des criminels.

Et je voudrai en cet instant avoir une pensée pour les 6 policiers qui ont été de façon scandaleux et inacceptable pris en otage, enlevés, par des hommes lourdement armés. Je condamne cet acte-là. Et je demande aux ravisseurs de libérer ces otages dans les délais les plus brefs.

Je voudrai avoir une pensée, une pensée pour les familles des otages. Et je voudrai les rassurer que le gouvernement que dirige le PM SMS sous la très haute impulsion de SE professeur Touadera, ne ménage aucun effort pour libérer tous ses otages afin qu’ils puissent être rendus à leur famille, retrouver leur responsabilité et parler de cet évènement combien triste et malheureux au passé.

Je tiens à relever qu’aujourd’hui, nous avons des responsables antibalakas qui sont incarcérés, qui ont été appréhendés, mais suite à cela, il n’y a jamais eu de kidnapping.
Alors pourquoi aujourd’hui, certains criminels pensent qu’ils sont intouchables du fait de leur appartenance à une communauté. Je pense que l’État ne peut pas descendre dans ce bas-étage. Ne pas descendre sur ce terrain confessionnel. Parce que nous sommes un État laïc et les lois de la République sont UNE comme le pays et UN et indivisible. Et de ce fait nous devons protéger tout citoyen. Qu’il soit centrafricain ou pas. Il y a des lois qui existent et ces lois valent pour tout le monde. Il n’y a pas d’exceptions, il n’y a pas d’exception.

Je dis encore ici, je me fais l’écho du cri de douleur de l’ensemble de la communauté musulmane qui ne se reconnaît pas dans ces actes criminels. Cette communauté n’est pas une communauté qui partage ces valeurs. Elle vit dans le respect de nos lois et demandent à ceux que l’État centrafricain prennent toutes ses responsabilités.

Mais nous avons que nous ne pouvons pas prendre nos responsabilités tant que l’armée nationale, tant que les forces de sécurités intérieures ne seront pas totalement réhabilitées et a mesures de jouer leur rôle.

C’est pourquoi, encore une fois nous espérons que la Communauté internationale aux travers des différentes instances qui nous accompagnent prendra la mesure de la situation. Et nous aidera a apporter des réponses appropriées et ce dans les délais les plus brefs.

Frédéric Mbomba (scripté version audio RNL)

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