Forum sur le leadership féminin: l’ancien Premier ministre togolais Joseph Kokou Koffigoh dédie un poème « inédit » à l’ancienne présidente Catherine Samba-Panza

  • Scripté par Johnny Yannick Nalimo
  • LU AILLEURS
Catherine Samba Panza
Catherine Samba Panza

L'ancienne Présidente Catherine Samba-Panza honorée par l'ancien Premier ministre du Togo Joseph Kokou Kouffigoh. Elle séjourne à Lomé au Togo depuis le 29 juillet dernier où elle est conviée à partager son expérience à un Forum sur le leadership féminin.

Un moment de partage au travers des conférences, séminaires et ateliers aux côtés de certaines grandes figures féminines françaises notamment Christiane Taubira, ancien ministre française sur la Parité Sociale et Politique et de Rama Yade, ancien ministre français, Conseillère du Département de Haut de Seine sur le sexisme en politique.

Le Forum : « Quel leadership féminin pour une Afrique émergente » co-organisé par le Cercle des Initiatives Citoyennes pour le Challenge et le Changement en Afrique (CICCA) et l’Institut International de Droit d’Expression et d’Inspirations Françaises est prévu du 31 juillet au 05 août 2016 à Lomé au Togo.

Le forum débouchera sur la création d’un Observatoire sur le leadership féminin et l’institution d’un "Prix africain de la femme", destiné à récompenser les femmes qui se distinguent dans des actions en faveur du développement du continent.

Votre journal en ligne Kangbi-ndara vous soumet en exclusivité le poème du célèbre poète et homme politique togolais Joseph Kokou Koffigoh dédié à l'ancienne présidente de la transition en Centrafrique Catherine Samba-Panza. Joseph Kokou Koffigoh fut Premier ministre du Togo du 27 août 1991 au 23 avril 1994.

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Le poème de Joseph Kokou Koffigoh que l’ancienne Présidente de la transition en Centrafrique Catherine Samba-Panza trouve "magnifique".

NOTRE-DAME DE LA PAIX

" Il était une fois un pays où vivaient
Des gens très paisibles, où chacun se livrait
À l'amour tout le temps, heureux de vivre ensemble
Dans la joie et la paix de janvier à décembre.

Chrétiens ou musulmans?Aucune différence;
Mis à part les boubous servant de référence
Pour les "Mahométans" qui prient dans les mosquées,
Ils ont un point commun: s'aimer dans la cité.

Certains communiaient par le vin et le pain,
Et après les messes, dégustaient des porcins,
Et viandes de brousse sans abus de l'alcool;
Mais nul ne se fâchait quand d'autres en raffolent.

Les bars étaient remplis dès que tombait la nuit;
De l'aurore au couchant on entendait les bruits
Des moissonneurs au champ, près des petits villages;
Les villes construisaient des maisons à étage.

On a bâti des ponts pour relier les cœurs;
On ignorait le viol et tous autres malheurs;
Même les coups d'État paraissaient pacifiques
Au temps de l'Empereur monument historique.

Hélas un beau matin éclata une guerre
Venue d'on ne sait où, pour souiller cette terre;
Mais au lieu de s'unir pour contrer les démons,
Ils se frappaient à mort, selon leurs religions.

Devenus "Balaka", ou "anti-Balaka",
Ils ont ainsi perdu leur sacrée baraka;
On vendait des "Kalash" comme on vend des rosaires;
Le sang coulait à flots, sur cette belle terre.

Le monde s'inquiéta sans prendre des mesures;
Les murs de la haine sont plus durs qu'un vrai mur;
Les gens fuyaient partout, découragés de voir
Les viols, les vols, la mort, emporter leurs espoirs.

On chercha des hommes pour rétablir la paix;
Mais on en trouva point, car la peur s'emparait
De tous les survivants qui essayaient encore
De ramener la joie naufragée à bon port.

Et le choix fut porté sur une grande dame;
Et par enchantement, la foi de cette femme,
Aidée par "Sangaris" et autres "MINUSCA"
Fit taire Balaka et anti-Balaka.

L'Oubangui ne charrie plus de morts dans ses eaux;
Mais il fallait y penser! Penser un peu plus tôt,
Que pour avoir la paix, la femme est un sésame;
Ne comprenez-vous pas que son charme désarme?

Elle nous a tracé le chemin qu'on doit suivre
Pour permettre aux femmes d'arriver à poursuivre
Les rêves intérieurs qu'elles ne quittent pas:
Privilégier la vie, c'est ça SAMBA-PANZA.

Puisse votre exemple bien servir aux nations,
Pour former les filles qui sont dans les maisons,
À devenir demain, nos porte-étendards;
C'est là la condition pour combler nos retards.

Quel honneur de vous voir, chez nous, chère Madame;
Vous avez remarqué que notre cœur s'enflamme;
C'est que nous jouissons ce jour de votre aura,
Excellence Catherine SAMBA-PANZA;"

Joseph Kokou Koffigoh
Poème inédit

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