La réforme du secteur de sécurité et les FACA dominent la première conférence de presse conjointe Gouvernement-Minusca

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Demonstration FACA
Demonstration FACA

La réforme du secteur de la sécurité en Centrafrique, notamment l’opérationnalisation des Forces armées centrafricaines (FACA), a été l’un des principaux points abordés lors de la première conférence de presse conjointe Gouvernement de la République Centrafricaine-MINUS, mercredi dernier à Bangui. Le Ministre porte-parole du gouvernement, Théodore Jousso, et le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, ont fait face aux journalistes lors de cette rencontre à laquelle était présent le ministre de la Défense, Joseph Yakete.

Le Ministre porte-parole a appelé les Centrafricains à la patience sur la question de la réorganisation des FACA, précisant que leur déploiement sur l’ensemble du territoire nécessite une restructuration ainsi que l’appui de la communauté internationale. « Nous savons exactement comment le processus est conduit, dans quel délai et quels sont les cheminements par lesquels il faut passer pour rendre un bataillon opérationnel. Nous partageons l’impatience et l’urgence de nos populations. Mais aujourd’hui, nous devons nous rendre à l’évidence, après la crise que nous venons de traverser, nous devons renforcer la capacité de nos Forces armées centrafricaines”, a dit Théodore Jousso.

Pour sa part, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a précisé que l’appui de la MINUSCA à la restructuration des forces armées se fait dans le cadre global de la réforme du secteur de la sécurité. «Les Nations Unies sont véritablement derrière ce processus de réforme de secteur de sécurité, conformément au discours de Chef de l’État, au discours programme du gouvernement. Le fait que cela fasse partie de la Résolution 2301 est une preuve de cet appui », a-t-il dit. Le porte-parole a par ailleurs précisé des appuis concrets aux forces armées centrafricaines avec des projets de réhabilitation tels que le Camp Kassaï et de formation non-opérationnelle.

Le Chef d'État-Major des FACA, Général Ludovic Ngaïféï, et le Commandant de la Mission militaire de formation de l'Union européenne (EUTM), Général Éric Hautecloque, qui étaient également présents, ont pour leur part apporté des précisions sur la restructuration des FACA. Le Général Ngaïféï a précisé que l’état mensuel des effectifs des FACA est de 7.567 FACA tandis que “le nombre des officiers et des sous-officiers et hommes de troupes variant”. L’officier a, en outre, précisé qu’il y a “des critères qu’il faut remplir, il y a des normes d’engagement qu’il faut atteindre avant d’engager les FACA”. “Nous le ferons peut-être à court terme, car sur les instructions du chef de l’État qui est Chef suprême des armées, la première mouture des FACA qui va bientôt sortir de la formation avec l’EUTM va commencer à s’engager progressivement dans une mission conjointe avec la MINUSCA”, a-t-il souligné.

Pour sa part, le Général Hautecloque, a indiqué que la mission européenne et le gouvernement sont en train de faire l’état des lieux et évaluer les hommes, les responsables de la chaîne de commandement, la mission et les moyens des FACA.

La conférence de presse a également abordé les dernières recommandations issues de la 9eme réunion du Groupe International de Contact sur la RCA tenue le 25 août dernier à Bangui.

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