CENTRAFRIQUE / La question de l’audit : « je te place tu me couvre »

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Samba-Panza & Touadera
Samba-Panza & Touadera

Dès son arrivée au pouvoir, la question de l’audit de la transition est à la une, mais aujourd’hui on en parle très peu parce que les autorités actuelles sembleraient être impliquées dans cette affaire. L’on se demande pourquoi l’audit de la transition est désormais sous silence? Tout simplement pour des raisons que nous allons signaler dans notre démarche si dessous.

Au moment où les yeux sont braqués sur les nouvelles autorités de la République en générale et du grand ordonnateur Faustin Archange Touadéra en particulier sur la transparence et la gestion des choses publiques, tout semble être au ralenti.

En effet, dès l’accession au pouvoir de Touadéra, et après la nomination de son premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji et la mise en place du gouvernement, des échos sur l’audit du régime transitionnel de Catherine Samba – Panza ne cessent de gazouiller sur les lèvres des nouvelles autorités. Hors, il s’avère qu’un accord aurait été signé entre les deux parties, celle de : « je te place, tu me couvre ».

Mais où sommes-nous avec tout ça ? Et c’est quoi même l’audit pour le Centrafricain ordinaire? Il est ici question de passer à une vérification cas par cas des dépenses qui avaient eu lieu à l’époque transitionnelle. C’est dire aussi examiner et justifier comment les fonds et les financements destinés au public ont été utilisés. Mais pour le moment, des choses se disent et se passent en catimini. Mais lesquelles de ces choses qui doivent intéresser le peuple centrafricain.

Non seulement entre Touadéra et Samba-Panza mais entre Méckassoua et Nguedet ainsi qu’entre Kamoun et Sarandji que cette audite va commencer en attendant le tour des petits poissons c’est dire ici les ministres de la transition et les actuels.

D’or et déjà, la danse est mal entamée entre les deux premiers et pour preuve

Point n’est besoin de se tromper; les Centrafricains ont réellement besoin de la transparence dans tout ce qui se passe dans la gestion.

Les multiples investigations et nos sources d’information nous font savoir que le match avait été joué avant que l’arbitre ne siffle le commencement. Il semblerait que la présidente de la transition pour tourner la page de l’histoire du pays vers la légalité constitutionnelle en passant par les élections avait, pour chercher une couverture, voulu placer un homme qui sera capable de ne pas brandir cette question et cet homme serait Touadéra. Et c’est là le départ de la philosophie « je te place tu me couvre ». Et puis que l’homme avait beau crier au début pour faire croire à l’opinion publique qu’il est l’homme de droit et que rien est fait , les situationniste commencent à parler. Et pour bon nombre, c’est ce qui a poussé le challenger de Touadéra au second tour Anicet Georges Dologuélé à sortir de sa cavité pour remuer l’arbre afin d’avoir ces fruits, car ce qui est naturel au soit disant expérimenté politicien centrafricain.

Comment va-t-on calmer la danse ?

Un adage africain dit : les linges sales se lavent en famille, et à l’heure actuelle ou le pays cherche a quitté son lit hospitalier, il s’avère important d’abandonner les guéguerres et de s’unir les forces et se concentrer sur les questions de l’heure pour le relèvement du pays.

Mongando ndé mongando/LEFACTEUR

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