CENTRAFRIQUE / Le PM SARANDJI et Parfait ONIANGA - ANIANGA auteurs du succès de la ville morte du lundi 24 octobre ?

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SARANDJI_ONIANGASelon les avis des observateurs et analystes de la vie politique en Centrafrique, il ne fait aucun doute que le premier ministre Mathieu Simplice SARANDJI et le Chef de la Minusca Parfait ONIANGA ANIANGA sont considérés comme les véritables artistes du succès de la Journée « Ville morte » du lundi 24 octobre qui malheureusement s’est soldée par des pertes en vies humaines et des dizaines des cas des personnes blessées au sein des paisibles populations de Bangui la capitale et pour cause ;

Au moment même où le peuple centrafricain pleure encore les morts de leurs compatriotes massacrés par les bandits et criminels de l’ex-coalition rébellion de la séléka dans les localités de l’intérieur notamment de Ngakobo et Kouango dans la préfecture de la Ouaka, de Ndometé et Bandoro dans la préfecture de la Nana-Gribizi et de Koui dans la préfecture de l’Ouham Péndé, c’est en moment même que les sieurs Sarandji et ONIANGA vont motiver la mobilisation des populations de Bangui a observé avec une détermination sans précédente la Journée « ville morte » pourtant initiée par une plateforme de la société civile.

De la responsabilité du PM

A la veille du lundi 24 octobre qui était courait la menace de paralysie suite à l’appel de la société civile, le premier ministre Mathieu Simplice Sarandji va commettre une grave erreur monumentale et politique en s’empressant de faire une déclaration tonitruante et tapageuse sur les ondes de la radio Centrafrique. Au lieu de saisir cette occasion pour faire comprendre à ses concitoyens que le gouvernement est leurs écoute et qu’il entend ouvrir un dialogue avec la société civile ainsi que d’autres forces vives de la nation afin de réfléchir ensemble sur les voies et moyens à mettre en places pour remédier très rapidement au phénomène de la recrudescence des crimes odieux et autres actes de barbaries qui montent en puissance ces derniers temps tant à Bangui que dans les provinces, le chef du gouvernement est passé largement à côté des préoccupations de l’heure du peuple car dans sa déclaration faite en langue nationale le Sango il s’est contenté de s’en prendre à la seule personne de Gervais Lakosso qu’il considère comme étant l’ennemie de l’actuel pouvoir de Bangui. Dans le même élan, le PM SARANDJI a dénoncé ce que lui seul considère comme étant des manouvres politiciennes tendant à bloquer le développement du pays et également à déstabiliser le nouveau régime de son patron Archange Faustin Touadéra. Et c’est justement cette déclaration du PM qui jeté l’huile sur le feu car les populations de Bangui qui avaient voté massivement Touadéra ont vite compris que les nouvelles autorités sont là juste pour faire comme les précédents régimes c’est-à-dire qu’ils entendent privilégier uniquement leurs intérêts et traiter les populations qui sont leurs électeurs de « laissés pour compte » ! Bref.

De la responsabilité d’ONIANGA

En sa qualité de 1er responsable de la Minusca, et étant suffisamment bien informé sur les mobiles de la Journée du lundi 24 octobre décrétée « Ville morte » par la société civile dont l’une des principales revendications se trouve le départ immédiat de la Minusca de la Centrafrique, le patron des casques bleus prendra ce lundi 24 octobre 2016 la mauvaise et très grave décision de lâcher dans les rues de Bangui les troupes de la MINUSCA lourdement armés pour empêcher les populations d’exprimer pacifiquement leur désapprobation vis-à-vis de son institution. Comment comprendre que les forces onusiennes qui sont stationnées en Centrafrique et qui ont pour principale mission de protéger les populations civiles puissent se permettre de tirer sur les mêmes populations civiles ? Et c’est ce qui est arrivé ce lundi 24 octobre 2016 où les casques bleus de ONIANGA ont tiré à bout portant sur une foule des populations civiles en présence des éléments de la police nationale qui restent et demeureront témoins oculaires de cet acte de barbarie dont sont auteurs les éléments de la Minusca.

La leçon a tiré pour le futur est celle qui consiste à faire comprendre aux autorités nationales et à la Munisca que la marche ou encore d’autres réunions de masse fait partie des libertés individuelles et collectives qui sont prévues et protégées par la constitution centrafricaine . ceci étant quand une demande de marche pacifique est formulée par une quelconque entité centrafricaine, il revient donc au gouvernement à travers le ministère de la sécurité publique de s’accorder avec les organisateurs sur l’itinéraire de la marche et de déployer le jour ‘’J’’ les seules forces de la police et de la gendarmerie nationale  afin d’encadrer ladite marche.

Ceci veut dire clairement que les forces des Nations Unies qui sont basées actuellement dans le pays n’ont rien à voir avec ce genre de manifestation pacifique.

Sagem/LEFACTEUR

 

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Destaing Cedric 18/11/2016 10:48

Merci le facteur pour votre sagesses

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