RCA/Touadera plaide le sort des FACA devant l'assemblée du Conseil de Sécurité de l’ONU

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FATLe chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera, a quelques jours de UN AN de service a effectué une tournée à New-York et Paris. Devant l'assemblée du Conseil de Sécurité ainsi que lors de sa rencontre avec le président français, le président centrafricain a déploré « la lenteur dans la formation des FACA ».

Dans son allocution au Conseil de Sécurité des Nations Unies, le Président déclare qu’ « en prenant les rênes du pays, j’ai fait le pari, certes, audacieux du changement, de la reconstruction et du développement économique malgré un contexte sécuritaire encore volatile. Notre priorité reste la sécurité et la pacification de l’ensemble du territoire national.

La mise en place du Comité Désarmement Démobilisation Réintégration et Rapatriement (DDRR)/ Réforme du Secteur de Sécurité (RSS)/Réconciliation Nationale (RN) procède de cet objectif et donne l’opportunité à tous les groupes armés de trouver avec le Gouvernement des solutions consensuelles à la question du DDRR et à certaines de leurs préoccupations au moyen du dialogue

Lenteur ? Le Général Herman Ruys, commandant des forces de la mission européenne de formation de l’armée nationale (EUTM), pense autrement. Pour lui, certes, « il y a un besoin pressant pour un déploiement des FACA mais pour le moment, le vrai problème, ce n’est pas la vitesse de la formation mais celui de l’armement».

Herman Ruys estime que « s’il y a l’armement, ce serait très facile de réarmer les 2 bataillons formés. Cette condition si elle arrivait à être remplie, rendrait ainsi possible le déploiement des soldats ».

Le Général précise par ailleurs que « si on veut augmenter le rythme de la formation il faut des instructeurs supplémentaires ». Le plan de formation initial de l’EUTM prévoit la formation de 2 à 3 bataillons d’ici mi-2018.

Élaboration de la politique nationale de défense

Dans cette même dynamique, l’armée nationale va bientôt disposer d’une politique nationale de défense. Les travaux d’élaboration de ce document ont été lancés ce 21 mars  dernier par Joseph Yakété, ministre de la défense. D’après ce dernier  ce travail d’experts devra permettre de mettre en place, « des principes et des objectifs clairs pour la défense nationale ».

Prévue pour quatre mois et demi, la rédaction de ce document est la première du genre depuis la création de l’armée centrafricaine en 1961, a reconnu le ministre de la défense.

Sagem

 

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