Centrafrique dans la psychose, l’insécurité gagne du terrain

  • Simplice Mogo Sage
  • INSECURITE

Que dira le centrafricain lambda qui a vécu la cadence des violences depuis la prise de pouvoir par la coalition Séléka avec son Chef Michel Djotodia, la période transitionnelle de Catherine Samba-Panza, et l’arrivée d’un président démocratiquement élu Faustin Archange Touadéra, où des regains de violences continuent de voir le jour dans les villes des Provinces de Centrafrique au su et au vu des Forces internationales qui sont habilitées de secourir la population civile livrée aux vautours.

Insalubrité dans la ville de Bangui

A ces causes, s’ajoute la paralysie de l’administration qui devient croissante avec son corolaire de l’insalubrité qui inonde les villes. Le cas patent de cette insalubrité qui a attiré l’attention des habitants de la capitale c’est la manifestation le matin du mardi 16 mai dernier, de la population du quartier Sica2 du 2ème arrondissement qui a barricadé à l’aide des ordures l’avenue de France à la hauteur du pont Saint Sauveur pour exprimer leur ras le bol contre le non enlèvement des ordures dans leur quartier par les services municipaux.    

Les évènements survenus dans la Basse Kotto et Mbomou

"Beaucoup de Centrafricains accusent la MINUSCA de ne rien faire pour arrêter les violences. Je voudrais rappeler que nous ne sommes pas une force d’occupation, ni venus faire la guerre, ni présents dans les plus petits hameaux" a martelé Parfait Onanga-Anyanga lors de sa rencontre le 16 mai dernier avec les hommes politiques, suite aux évènements survenus à Bangassou et Alindao.

Qui sont ceux qui commettent des forfaits sur la population civile à Alindao et Bangassou ?

A Bambari, le Rebel sanguinaire Ali Ndarass s’est immigré pour Alindao (Basse Kotto) après des multiples regains de violences dont il a été l’auteur sur la population civile. Et ceci sous la couverture minutieuse de la Minusca et les regards d’observateur des autorités du pays. A l’annonce du départ d’Ali Ndarass de Bambari pour la préfecture de Basse Kotto, la classe politique s’est manifestée et s’est rendue à la Minusca pour dénoncer cela mais cette action est demeurée sans suite. A peine installé dans son nouveau coin précisement à Alindao, Ali Ndarass a recommencé son sale boulot d’exactions et de crimes odieux sur les populations civiles. Hors il s’avère que cette population de Mbomou et de la Basse Kotto avait manifesté leur voix pour dénoncer la présence de ce rebelle dans leur localité. Ainsi face à l’immobilisme du gouvernement et de la Minusca, la jeunesse s’est forgée en Auto-défense afin de  sécuriser les artères des deux prefectures et empêcher Ali Ndarass de continuer à massacrer leurs compatriotes. Mais hélas ! D’après les pensées de la population de lesdites préfectures, le Criminel opère par la complicité de la Minusca. « C’est possible de comprendre ce que veut la Minusca, c’est de créer des troubles d’assassinats, en enveloppant leur protéger Ali Ndarass. Comment jugez – vous qu’un Rebel qui tue, viol, brule les maisons et égorge les populations sans cause. Et si nous nous défendons notre patrie, on nous met en cause. Mais c’est insensé. Nous exigeons la présence du Président Touadéra à Mbomou et Basse Kotto ainsi de nos Facas. La Minusca ça ne vaut plus la peine ». A souligné André Mbomouko, résident à Alindao

« Ils ont égorgé mon mari devant moi, pendant que nous revenons de champs et m’ont interdit de ne pas pleurer. Ensuite, ils m’ont exigé de transporter le corps de mon mari jusqu’à la maison. Ceux sont des sanguinaires ces Séléka. Il faut que le Président Touadéra nous envoie des Facas » a déclaré une victime du rebelle Ndarass de la ville d’Alindao.

Dans ses mots à la nation, suite aux évènements survens, le Président de la Republique a haussé le temps afin de denoncer ces crimes odieux sur les populations civiles, « De graves crimes ont été commis dans le pays notamment à Alindao, Bangassou et ses environs après des actes également malheureux récemment à Niem-Yéléwa. Des Centrafricains sont morts. D’autres ont fui et sont rentrés en brousse », et « des soldats de maintien de la paix sont morts alors qu’ils sont venus porter assistance au pays », et des mesures sont entraine de prendre afin de mettre à terme les conditions de sécurités dans ces localités.

Notons que ces crimes ont faits plus de 130 morts a estimé la Croix Rougelocale

 

Simplice Mogo Sage

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