Affaire agression Vey zo: Le Général, Médecins Guitizia donne la version des faits

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VEY ZO & Général GUITIZIA
VEY ZO & Général GUITIZIA

L'officier supérieur des Forces armées centrafricaines mis en cause dans l'agression de l'artiste Vey Zo sort de son mutisme pour établir les faits. Selon Mr Guitizia Vey Zo était en état d'ébriété avancé et s'est fait tabasser par des tiers pour son arrogance.

C'est dans un coin retiré du 1er arrondissement de la capitale centrafricaine le 10 juin 2016 à 18 heures que le général Guitizia a accepté de recevoir Kangbi-ndara pour l'équilibre de l'information relative à l'agression d'un artiste sur son instruction. Confiant, souriant et serein, Mr Guitizia un sexagénaire se révèle sans complexe et entame la conversation en indiquant qu'il a lu quasiment toutes les réactions sur internet suite à l'affaire Vey Zo. " Les gens m'ont traité de tous les nom alors que c'est moi qui suis le sauveur du garçon qui a provoqué la colère des militaires en les traitant de fuyards devant la Séléka. Si je n'avais pas intervenu peut-être qu'on parlerai d'autre chose."

Qu s'était-il passé exactement ?

"je vous remercie très sincèrement pour vos démarches qui vont me permettre d'essayer de rétablir la vérité. En effet le 07 juin 2016 je suis allé assister un match de football opposant le Football Club des Forces de Défense et de Sécurité à Sica sport. A la fin du match donc vers 17 heures 30, le colonel de police Nabeza Alain Victoire, le nouveau président du Football Club des Forces de Sécurité et moi-même sommes sortis du stade pour embarquer dans nos véhicules respectifs pour rentrer. Trois jeunes étaient devant le véhicule du Colonel Nabeza dont l'un était assis sur le capot au regard du sigle Mercedes. Le chauffeur du colonel Nabeza s'approchant du véhicule lui a demandé gentiment de se lever pour éviter de casser le sigle. Au lieu d'obtempérer tranquillement, le jeune homme a plutôt répondu au chauffeur en ces termes: "même si a yeke auto ti Touadera kouè je m'en fou". Le chauffeur lui a répliqué en disant : "Touadera la à vô auto so apè". Nguinza ti gbiki ti li ti lo la a vô ni. Je traduis ça, c'est ce qu'il a dit en sango. Il s'en est suivi des échanges verbaux qui m'ont amené à ramener les deux garçons à la raison, malheureusement pour moi le jeune garçon s'en ait pris à moi en ces termes : "Ti mo da nyen dondo mama ti mo". J’ai horreur de prononcer ces mots parce que j'ai beaucoup de respect pour nos mamans. Je me suis abstenu de continuer de parler eu égard à son état d'ébriété très avancé et surtout qu'il tenait une grosse bouteille de vin à la main droite dont il pouvait en faire usage à tout moment. Les échanges verbaux ont continué entre lui et le chauffeur poussant ses compagnons à l'inviter par la force en quittant les lieux. Mais il a résisté en tenant des propos du genre "dondo mama ti ala kouè. Mbi yéké yoro bouteille so na ya ti mbeni zo". Il est passé à l'acte en cassant la bouteille et a commencé à menacé tout le monde avec le tesson qu'il tenait. Exaspérer par son comportement et l'acte qu'il venait de poser, tout ceux qui était dans les parages ont commencé à le rouer de coups. Le Colonel Nabeza et moi sommes intervenus pour le soustraire de ces vindictes populaires et nous l'avions mis pour sa protection dans le véhicule du Colonel Nabeza qui a demandé à son chauffeur de le sortir du milieu. C'est dans mon véhicule que le Colonel Nabeza m'apprendra que le jeune était conduit à la SRI. (Section des recherches et d'investigation). Dans tout ce que les gens m'ont reproché que je l'ai mis dans ma voiture c'est faux c'était dans la voiture du Colonel Nabeza qu'il y était. Arriver sur les lieux nous l'avions trouvé gisant sur le sol devant les éléments de la gendarmerie énervés par ses propos injurieux proférés à leur endroit selon lesquels ils étaient où lorsque la Séléka sévissait en maitre absolu à Bangui. J'ai instruis donc le chef de poste de la gendarmerie de veiller sur lui jusqu'à ce qu'il sorte de cet état d'ébriété avant de le libérer. J'ai laissé mes coordonnées téléphoniques au cas où le jeune aurait besoin d'une assistance médicale. Le mercredi matin à 9 heures, je m'étais rendu à la SRI pour m'enquérir de son état de santé et de le faire libérer mais le chef de poste m'a appris que deux personnes étaient passées le chercher pour l'hôpital. J'ai demandé le numéro de l'une des personnes que j'ai appelé pour savoir dans quel hôpital il était conduit. La personne m'avait répondu que c'était à l'hôpital Communautaire mais qu'il était déjà à la maison. C'est dans l'après-midi qu'en ouvrant ma boite électronique je me suis retrouvé devant des commentaires, des injures et des insanités des internautes transformant ma position de protecteur en criminel. Voilà un peu ce qui s'est passé. J'ai senti un état d'immaturité dans les commentaires de ces gens qui ne connaissent pas du tout et qui disent que y a injustice malheureusement ce sont eux qui ont été injustes vis à vis de moi dans la mesure où ils n'ont pas eu de versions contradictoires. Etre un artiste ne donne pas droit d'injurier qui ont veux ou de proférer des menaces publiquement à qui ont veux. Etre un artiste n'est pas une immunité mais en ce qui concerne ce jeune homme, je regrette vraiment ce qui lui est arrivé ".

Recueillis par Johnny Yannick Nalimo

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