RCA / Assemblée Nationale par ses commissions, à l’œuvre d’examens des questions d’actualité du pays

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PAN, Karim Meckassoua
PAN, Karim Meckassoua

Cet exercice s’est déroulé en présence du Président de l’Assemblée nationale, l’Honorable Abdou Karim Meckassoua qui y attache un intérêt.

Faudrait-il le rappeler, les députés ont un rôle essentiel dans un pays et surtout dans une démocratie naissante comme celle de la République Centrafricaine.

Les députés Centrafricains ne doivent pas être attirés ou se contenter prioritairement, exclusivement aux avantages qui s’attachent à leur statut, notamment des indemnités, l’immunité parlementaire que beaucoup d’entre eux interprètent comme une protection juridique absolue contre tous leurs actes, selon l’opinion courante.

Mais ils doivent jouer pleinement le rôle qui leur est dévolu par la loi fondamentale de la République Centrafricaine à savoir, le contrôle de l’action du gouvernement qui est l’une des fonctions principales du parlement et fournit aux députés une gamme étendue de moyens notamment : le droit permanent à l’information (audition des Ministres), les questions écrites (demandes de renseignements ou d’explications au gouvernement formulées par écrit pouvant être transformées en questions orales s’il n’y a pas eu de réponses), les questions orales avec ou sans débat, la constitution de commissions d’enquêtes pour recueillir des informations sur des faits déterminés n’ayant pas fait l’objet de poursuites judiciaires, les commissions de contrôle pour examiner la gestion administrative, financière ou technique des services publics ou entreprises nationales, le contrôle budgétaire, moyen très important de vérification du travail du gouvernement, les questions au gouvernement ou questions d’actualité, portant sur des problèmes d’actualité.

La République Centrafricaine est devenue le pays où des groupes armés s’installent sans inquiétude et pillent, violent, enlèvent la population.

C’est dans ce cadre que l’Assemblée nationale a consacré la journée de mercredi, 24 août à l’audition des cinq membres du gouvernement. Conformément à l’article 71 alinéa 4 de la Constitution, qui stipule que les députés de la nation peuvent poser aux membres du gouvernement des questions d’actualité nationale ou internationale, les élus de la nation ont donc d’abord auditionné le ministre de la sécurité publique et celui de la défense sur les questions sécuritaires préoccupantes de l’heure. Cette procédure a lieu chaque fois que le besoin se fait sentir en séance plénière au moins une fois par mois, même en dehors des sessions.

De cette affaire dénommée « affaire Galafondo » par les députés, les ministres concernés ont constaté avec regret la collaboration en ces périodes entre la MINUSCA et le gouvernement qui, n’ayant pas les moyens nécessaires pour traquer et intercepter les éléments de la Séléka qui avaient quitté la capitale Centrafricaine comptait sur les forces internationales pour mener cette opération.

Le Ministre Jean Christophe Nguinza en charge du Secrétariat Général du Gouvernement a conduit la délégation gouvernementale composée de 5 Ministres, à savoir: Jean Serge Bokassa de la Sécurité Publique et de l'Administration du territoire, Joseph Yakete de la défense accompagné du chef d'Etat Major Ngaifé, Flavien Mbata de la Justice et garde des sceaux, Charles Armel Doubane des Affaires Etrangères. Au cours de cette audition, les nombreuses questions ont été posées, notamment les questions liées à l'actualité qui concerne la fuite de la bande à Abdoulaye Hissein et Tidjani. Le Bureau de l'Assemblée Nationale et celui des commissions élargies ont voulu savoir comment la fuite a été possible malgré la vigilance et la présence de la Minusca. A cette question, le Ministre en Charge de la Sécurité Publique, Jean Serge Bokassa répondra que conformément à l'accord signé le 02 Septembre 2014 entre la Minusca et la République Centrafricaine pour prêter mains fortes à la RCA afin d'exécuter les mandats d’arrêt, lla Minusca avait fait part de sa disponibilité d'assister le gouvernement dans cette tache. Il constate avec regret qu'elle n'a pas joué pleinement son rôle .

S'agissant de l'inexécution des différents mandats d’arrêt, le Ministre de la Justice garde des sceaux Flavien Mbata répond aux préoccupations des membres du bureau et de la commission élargie de l'Assemblée Nationale en ces termes. Il y'a trois sortes de mandat qui ont été émis depuis l'accession de l'ex coalition Séléka à Bangui.

Le premier concerne Bozize et sa clique par rapport aux nombreuses plaintes enregistrées au parquet, le Procureur de la République de l'époque a fait un réquisitoire au cours du quel ce mandat a été émis contre les anciens dirigeants de la RCA.

Le deuxième mandat concerne les Anti Balaka et la Séléka;

Le troisième mandat fait référence à l'attaque de l'église Fatima et la séquestration des Policiers. La commission a également voulu connaitre la suite judiciaire sur l'arrestation et la mise en liberté provisoire de Francis Bozize.

Concernant le Ministre des Affaires Etrangères, Charles Armel Doubane, les députés ont voulu avoir des explications sur le malheureux incident qui avait eu lieu pendant la Journée internationale de l'arbre entre l'Honorable Aurélien Simplice Zingas, 1er Vice-Président de l'Assemblée Nationale et Ngaifé, Chef d'Etat-major des Armées. Ce dernier répondra qu'il s'agit tout simplement d'une incompréhension.

Notons également que c'est l'une des rares fois que les élus du peuple, jouent pleinement leur rôle qui est aussi celui de rechercher les informations pour éclairer l'opinion publique sur des questions liées à l'actualité. Le Président de l'Assemblée, Abdou Karim Meckassoua compte bien jouer son rôle d'aiguillon. En attendant d'autres informations, nous vous prions de bien vouloir suivre nos regards, vous constaterez que nous sommes froids.

Affaire à suivre !

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